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Immobilier à Dubaï · Avocat fiscaliste France-UAE

Sécurisez votre acquisition immobilière à Dubaï avant de signer

Deux risques se préparent en amont : la transaction (achat sur plan, promoteur, compte séquestre, titre) et la fiscalité France-UAE (IFI, convention, revenus locatifs, structuration). GEOTAX intervient comme avocat à vos côtés — en toute indépendance vis-à-vis de l'agent immobilier.

Avocat au Barreau de Paris Spécialiste France-Émirats Indépendant des agences
En bref

Un résident fiscal français qui achète un bien immobilier à Dubaï reste soumis à la loi fiscale française : le bien entre dans l'assiette de l'IFI (au-delà de 1,3 M€ de patrimoine immobilier net), les loyers doivent être déclarés en France même s'ils ne sont pas imposés aux Émirats (convention France-EAU du 19 juillet 1989 : crédit d'impôt égal à l'impôt français pour les loyers — effet limité au taux effectif — mais imposition française effective des plus-values, le crédit étant limité à l'impôt émirien, nul en pratique), et le Golden Visa immobilier (à partir de 2 M AED) ne suffit pas à transférer la résidence fiscale. La sécurisation se prépare avant la signature : chronologie, mode de détention, obligations déclaratives et vigilance sur l'achat sur plan.

Silo Immobilier Dubaï Vue d'ensemble Sécuriser l'achat IFI Convention France-EAU Revenus locatifs Structuration Plus-value Golden Visa Résidents belges Résidents suisses

Deux risques à sécuriser avant de signer

Acheter un bien immobilier à Dubaï attire de plus en plus d'investisseurs français : rendements locatifs, absence d'impôt local sur les loyers et les plus-values, Golden Visa. Mais pour un acheteur français, la valeur d'un avocat ne se situe pas dans la recherche du bien — elle se situe dans la sécurisation de l'opération, sur deux plans qui se préparent en amont de la signature : la transaction elle-même, et son traitement fiscal France-UAE.

1. Sécuriser la transaction

L'achat à Dubaï, en particulier sur plan (off-plan / VEFA), comporte des points de vigilance propres : solidité et antériorité du promoteur, existence d'un compte séquestre (escrow) réglementé, échéancier de paiement, enregistrement du titre et de la réservation (Oqood / DLD), charges (service charges), clauses de livraison et de retard. Ces vérifications relèvent d'une revue de dossier avant engagement, indépendante de l'agent ou du promoteur.

Le rôle de l'avocat, pas de l'agent

L'agent immobilier, l'avocat fiscaliste français et, lorsque le droit local l'exige, un praticien du droit agréé aux Émirats exercent des rôles distincts et complémentaires. GEOTAX revoit les points sensibles du dossier avant que vous signiez et vous oriente ensuite, si besoin, vers des interlocuteurs locaux de confiance — en conservant votre intérêt comme seule boussole. Détail des points de contrôle sur la page sécuriser l'achat.

2. La fiscalité France-UAE de votre acquisition

C'est le volet le plus sous-estimé. Un résident fiscal français ne devient pas « non imposable » parce que le bien est à Dubaï : la loi française et la convention fiscale France-Émirats arabes unis du 19 juillet 1989 continuent de s'appliquer. Six sujets à cadrer — chacun détaillé dans sa page dédiée :

IFI

Un résident français est imposable à l'impôt sur la fortune immobilière sur son immobilier mondial, Dubaï compris, au-delà de 1,3 M€ (sauf exonération temporaire de cinq ans des biens étrangers pour les nouveaux résidents, CGI, art. 964, 1°, al. 2) — bien que les Émirats n'aient aucun impôt sur la fortune. Le piège le plus fréquent.

IFI & immobilier de Dubaï →

Convention France-EAU

Revenus et gains immobiliers imposables au lieu de situation (Dubaï). Loyers : crédit égal à l'impôt français (effet sur le taux effectif). Plus-values : crédit limité à l'impôt émirien, nul en pratique — imposition française effective.

Convention France-EAU →

Revenus locatifs

À déclarer en France (2047 puis déclaration de revenus) même non imposés aux Émirats. Catégorie, crédit d'impôt et taux effectif s'apprécient au cas par cas.

Revenus locatifs →

Structuration

En direct, via SCI ou via une société aux Émirats : des conséquences très différentes en IFI, revenus, transmission et plus-value. Un choix à faire avant l'achat.

Structuration de la détention →

Plus-value de revente

Le traitement de la plus-value de revente d'un bien situé à Dubaï, pour un résident français, se pose au regard de la convention et du droit interne — à anticiper dès l'acquisition.

Plus-value de revente →

Golden Visa & résidence

Le Golden Visa immobilier (à partir de 2 M AED) donne un droit de séjour, mais ne transfère pas à lui seul la résidence fiscale. Le pont vers vos sujets résidence et exit tax.

Golden Visa immobilier →

Pourquoi passer par un avocat fiscaliste, et pas seulement une agence

Parce que l'agence est rémunérée sur la vente, pas sur la protection de vos intérêts. Un avocat fiscaliste France-UAE intervient en amont, en toute indépendance : il cadre la chronologie, le mode de détention, les conséquences IFI et déclaratives, l'articulation avec votre résidence fiscale, et il identifie les points de vigilance de la transaction avant que vous ne vous engagiez. C'est cette sécurisation — et non l'entremise immobilière — qui fait la valeur de l'intervention.

L'agent immobilier

  • rémunéré par la vente du bien ;
  • connaît le marché, pas la fiscalité française ;
  • ne traite ni l'IFI, ni vos obligations déclaratives ;
  • n'engage pas sa responsabilité sur votre situation fiscale.

L'avocat GEOTAX

  • votre intérêt comme seule boussole, en toute indépendance ;
  • cadre la chronologie, le mode de détention et l'IFI ;
  • revoit les points sensibles de la transaction avant signature ;
  • secret professionnel et devoir de conseil de l'avocat.

Me Jonathan Sémon

Avocat au Barreau de Paris, fondateur de GEOTAX, cabinet de conseil fiscal dédié aux problématiques France-Émirats arabes unis : exit tax, résidence fiscale, impatriation, expatriation — et l'immobilier de Dubaï.

Une acquisition à Dubaï se sécurise dans le même esprit qu'un départ ou un retour : en amont, par la documentation et la chronologie. C'est cette rigueur, et non l'entremise immobilière, qui protège votre opération.

Avocat au Barreau de Paris
Cabinet dédié France-Émirats
Analyses citées dans la presse spécialisée
Indépendant des agences et promoteurs

La chronologie fiscale d'une acquisition réussie

Une acquisition à Dubaï se déroule en cinq temps. À chacun correspond une décision ou une obligation précise, et c'est l'ordre dans lequel ces questions sont traitées qui distingue une opération sécurisée d'une régularisation a posteriori. La chronologie ci-dessous suit le déroulement réel d'un dossier ; chaque étape renvoie à la page du silo qui la détaille.

1. Avant l'offre : résidence fiscale et mode de détention

La première question ne porte pas sur le bien, mais sur l'acheteur. Sa résidence fiscale commande l'ensemble du traitement : un résident fiscal français demeure dans le champ de l'IFI et des obligations déclaratives françaises ; un candidat au départ doit articuler l'acquisition avec son changement de résidence fiscale et, le cas échéant, l'exit tax. Vient ensuite le mode de détention — en direct, via une SCI ou via une société émirienne — dont les conséquences en matière d'IFI, de revenus, de plus-value et de transmission divergent fortement (voir la page structuration de la détention). Ce choix se corrige difficilement après le transfert de propriété : un changement ultérieur s'analyse en une nouvelle mutation, avec ses frais propres. Enfin, si le projet inclut un titre de séjour, le seuil du Golden Visa immobilier (2 M AED) se vérifie dès ce stade, car il peut influer sur le montage et le financement.

2. À la réservation : achat sur plan, escrow et Oqood

Pour un achat sur plan, la phase de réservation concentre les vérifications propres à la transaction : solidité et antériorité du promoteur, existence d'un compte séquestre (escrow) réglementé recevant les paiements, cohérence de l'échéancier avec l'avancement du chantier, enregistrement de la réservation (Oqood) auprès du Dubai Land Department, clauses de livraison, de retard et de résiliation. Ces points relèvent d'une revue de dossier indépendante de l'agent et du promoteur, décrite sur la page sécuriser l'achat. C'est également à ce stade que se fige, en pratique, l'identité de l'acquéreur au contrat — donc le mode de détention arrêté à l'étape précédente.

3. Au transfert : frais DLD et financement

Le transfert de propriété cristallise les frais d'acquisition : droit d'enregistrement du Dubai Land Department de 4 % du prix — légalement réparti par moitié entre vendeur et acquéreur (2 % chacun), mais contractuellement mis, en pratique, à la charge du seul acquéreur —, frais du trustee office de l'ordre de 4 000 AED hors TVA pour un bien de plus de 500 000 AED, et commission d'agence usuelle d'environ 2 %. En cas de financement bancaire, l'hypothèque s'enregistre auprès du DLD ; pour un acheteur qui vise le Golden Visa, un bien hypothéqué suppose en pratique une attestation bancaire justifiant d'au moins 2 M AED payés (voir la page Golden Visa immobilier). Le mode de financement mérite d'être arrêté avant le transfert : il conditionne le calendrier du visa et, côté français, la déductibilité éventuelle des dettes pour l'IFI.

4. En détention : les déclarations françaises annuelles

Pour un résident fiscal français, la détention du bien emporte trois rendez-vous déclaratifs annuels. Les loyers constituent des revenus fonciers : ils se déclarent sur l'imprimé 2047 puis se reportent dans la déclaration de revenus (imprimé 2044 en régime réel ; micro-foncier avec abattement de 30 % lorsque les revenus fonciers n'excèdent pas 15 000 €). La convention du 19 juillet 1989 élimine la double imposition par un crédit d'impôt égal à l'impôt français, dont l'effet se limite au taux effectif (voir revenus locatifs et convention France-EAU). Les comptes ouverts aux Émirats pour percevoir les loyers se déclarent sur l'imprimé 3916 — étant rappelé que ces comptes sont, par ailleurs, portés à la connaissance de l'administration française par l'échange automatique d'informations (CRS). Enfin, l'IFI : le bien entre dans l'assiette dès lors que le patrimoine immobilier net taxable excède 1,3 M€ au 1er janvier, selon le barème progressif de l'article 977 du CGI (de 0,5 % pour la fraction comprise entre 800 000 € et 1,3 M€ à 1,5 % au-delà de 10 M€, avec une décote entre 1,3 et 1,4 M€) — sous réserve de l'exception temporaire de cinq ans dont bénéficient les nouveaux résidents pour leurs biens situés hors de France (CGI, art. 964, 1°, al. 2).

5. À la revente : 2048-IMM, abattements, surtaxe

À la cession, la plus-value relève, côté français, du régime des plus-values immobilières des particuliers : impôt sur le revenu au taux de 19 % (CGI, art. 200 B) et prélèvements sociaux de 17,2 % — l'immobilier demeurant exclu de la hausse des prélèvements sociaux issue de la LFSS 2026 —, après abattements pour durée de détention (CGI, art. 150 VC : exonération d'impôt sur le revenu au-delà de 22 ans de détention, de prélèvements sociaux au-delà de 30 ans), et surtaxe de 2 % à 6 % sur les plus-values imposables excédant 50 000 € (CGI, art. 1609 nonies G). La déclaration s'effectue sur l'imprimé 2048-IMM dans le mois de la cession (CGI, art. 150 VG). La convention n'y change rien en pratique : le crédit d'impôt est limité à l'impôt émirien acquitté, nul en l'absence d'imposition des particuliers aux Émirats, de sorte que l'imposition française demeure effective (convention du 19 juillet 1989, art. 11 §1 et 19 §1). Détail du calcul sur la page plus-value de revente.

Combien coûte vraiment un bien à 2 M AED

Le seuil du Golden Visa — 2 M AED, soit environ 476 000 € au cours de juillet 2026 — sert souvent de référence aux acheteurs français. Le tableau ci-dessous récapitule, pour un résident fiscal français conservant sa résidence en France, les coûts et obligations attachés à un bien de ce prix, de l'entrée à la sortie. Il ne s'agit pas d'une simulation individuelle : les montants émiriens sont ceux applicables à tout acquéreur, tandis que le volet français dépend de la situation d'ensemble du foyer.

PhasePosteMontant ou traitement (bien à 2 M AED)
EntréeDroit d'enregistrement DLD (4 %)80 000 AED
Frais de trustee office (bien > 500 000 AED)~4 000 AED, hors TVA
Commission d'agence usuelle (~2 %)~40 000 AED
Détention annuelleImpôt émirien sur les loyersNéant — les Émirats n'imposent pas les revenus des personnes physiques ; le housing fee de Dubaï (5 % du loyer annuel) est à la charge du locataire
Impôt français sur les loyersRevenus fonciers à déclarer (2047, puis 2044 ou micro-foncier ≤ 15 000 € avec abattement de 30 %) ; crédit d'impôt égal à l'impôt français, effet limité au taux effectif
IFIBien compris dans l'assiette si le patrimoine immobilier net taxable mondial excède 1,3 M€ ; à lui seul (≈ 476 000 €), le bien ne fait pas franchir le seuil
Comptes aux ÉmiratsDéclaration annuelle sur l'imprimé 3916 (comptes par ailleurs signalés via le CRS)
SortieImpôt émirien sur la plus-valueNéant pour une personne physique
Impôt français sur la plus-value19 % + 17,2 % de prélèvements sociaux après abattements de détention (exonération IR à 22 ans, PS à 30 ans) ; surtaxe de 2 % à 6 % au-delà de 50 000 € de plus-value ; imprimé 2048-IMM dans le mois — crédit conventionnel nul, imposition française effective

Deux enseignements. D'abord, le coût d'entrée émirien — de l'ordre de 6 % à 7 % du prix — est certain et immédiat ; il se provisionne dès l'offre. Ensuite, la charge fiscale la plus lourde n'est pas locale mais française, et elle se joue à la revente : c'est le calibrage de la durée de détention, du mode de détention et du calendrier de résidence fiscale qui en détermine le montant réel.

Résidents belges et suisses : un cadre différent

Ce qui précède décrit la situation d'un résident fiscal français. Le volet émirien — frais DLD, absence d'impôt local sur les loyers et les plus-values des particuliers, Golden Visa — est identique pour tout acquéreur ; le volet « État de résidence », lui, change entièrement. L'IFI, en particulier, est propre à la France : un résident belge ou suisse n'y est pas soumis à raison de sa résidence.

Pour un résident belge, le bien situé à Dubaï doit être déclaré à l'administration, qui lui attribue un revenu cadastral servant de base à l'imposition des biens immobiliers étrangers (SPF Finances). La Belgique ne connaît pas d'impôt général sur la fortune comparable à l'IFI, et la plus-value réalisée dans le cadre de la gestion normale d'un patrimoine privé n'est, en principe, pas imposée — sous réserve d'exceptions qui s'apprécient au cas par cas. La transmission relève des droits de succession, de compétence régionale. L'ensemble s'articule avec la convention Belgique-Émirats arabes unis signée à Washington le 30 septembre 1996 (loi d'assentiment du 2 août 2002).

Pour un résident suisse, l'immeuble situé à l'étranger échappe à l'assujettissement suisse, mais il est pris en compte pour déterminer le taux applicable au reste du revenu (LIFD, art. 6, al. 1 et art. 7, al. 1) — la fortune immobilière étrangère étant traitée selon la même logique d'exonération avec réserve de progressivité au niveau cantonal. La convention Suisse-Émirats arabes unis du 6 octobre 2011 (en vigueur depuis le 21 octobre 2012) régit la matière du revenu ; les successions relèvent d'impôts cantonaux, variables d'un canton à l'autre.

Ces quelques repères ne remplacent pas une analyse : les régimes belge et suisse obéissent à des logiques propres, et leur combinaison avec le droit émirien s'apprécie dossier par dossier. Pour un résident belge ou suisse, une consultation dédiée s'impose — des pages spécifiques à ces situations sont à venir.

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Décrivez votre opération en quelques champs. Me Sémon ou son cabinet revient vers vous sous 24 h ouvrées. Vos informations restent confidentielles et couvertes par le secret professionnel.

GEOTAX intervient comme conseil fiscal ; la mise en relation éventuelle avec des professionnels de l'immobilier est distincte et vous est indiquée en toute transparence.

Questions fréquentes

Oui. Une personne fiscalement domiciliée en France est imposable à l'IFI sur l'ensemble de son patrimoine immobilier, en France comme à l'étranger, dès lors que la valeur nette taxable dépasse 1 300 000 € au 1er janvier. Un bien à Dubaï entre donc dans l'assiette, alors même que les Émirats n'ont aucun impôt sur la fortune. Seule exception : les nouveaux résidents de retour après cinq années passées à l'étranger, temporairement imposables sur leurs seuls biens situés en France (CGI, art. 964, 1°, al. 2).
Les revenus immobiliers sont imposables dans l'État de situation de l'immeuble (convention France-EAU du 19 juillet 1989). Les Émirats n'imposant pas les personnes physiques, il n'y a pas d'impôt local. Un résident français doit néanmoins les déclarer (2047 puis déclaration de revenus) : la double imposition est éliminée par un crédit d'impôt, avec effet sur le taux effectif applicable aux autres revenus. Les modalités précises s'apprécient au cas par cas.
Non. Le Golden Visa (à partir de 2 M AED d'investissement immobilier) confère un droit de séjour de longue durée, mais ne suffit pas à établir une résidence fiscale aux Émirats ni à faire perdre la résidence fiscale française. Celle-ci s'apprécie selon l'article 4 B du CGI et la convention, et se matérialise par un certificat de résidence fiscale émirien (TRC).
Le seuil est de 2 M AED, soit environ 476 000 € (juillet 2026), de valeur de biens, dans le neuf comme dans l'ancien, y compris sur plan auprès de promoteurs agréés. L'exigence d'apport minimal (1 M AED) a été levée depuis janvier 2024 ; en pratique, pour un bien hypothéqué, le Dubai Land Department exige une attestation bancaire justifiant d'au moins 2 M AED payés (no objection certificate). Les conditions opérationnelles évoluant régulièrement, elles doivent être vérifiées auprès du DLD à la date du projet. L'obtention du visa reste distincte des conséquences fiscales de l'acquisition.
Parce que le risque se joue avant la signature : chronologie de l'opération, choix du mode de détention (direct, SCI, société aux Émirats), conséquences IFI et obligations déclaratives françaises, articulation avec la résidence fiscale et l'exit tax, et vigilance sur l'achat sur plan (promoteur, compte séquestre, titre). Un avocat sécurise ces points en amont, indépendamment de l'agent immobilier.
Pas toutes. Le volet émirien (frais DLD, absence d'impôt local sur les particuliers, Golden Visa) est identique pour tout acquéreur, mais l'IFI est propre à la France. Un résident belge relève du régime du revenu cadastral des biens immobiliers étrangers et de la convention Belgique-Émirats arabes unis du 30 septembre 1996 ; un résident suisse voit l'immeuble étranger échapper à l'assujettissement suisse tout en étant pris en compte pour le taux (revenu et fortune), sous la convention Suisse-Émirats du 6 octobre 2011. Ces situations appellent une analyse dédiée, au cas par cas.
À l'entrée : droit d'enregistrement DLD de 4 % du prix (légalement réparti 2 % vendeur / 2 % acquéreur, mais contractuellement supporté en pratique par l'acquéreur), frais de trustee office de l'ordre de 4 000 AED hors TVA (bien de plus de 500 000 AED) et commission d'agence usuelle d'environ 2 % — soit un coût d'entrée global de l'ordre de 6 % à 7 %. En détention, les Émirats n'imposent pas les loyers des particuliers ; le housing fee de Dubaï (5 % du loyer annuel) est à la charge du locataire. Pour un résident fiscal français s'ajoutent les obligations déclaratives françaises (revenus fonciers, 3916, IFI le cas échéant) et, à la revente, l'imposition française de la plus-value.
La question se pose fréquemment. Côté émirien, une SCI française ne peut pas, en principe, être inscrite directement comme propriétaire au Dubai Land Department : la détention sociétaire passe par une société admise par le DLD (notamment certaines structures de zone franche), dont la SCI peut, le cas échéant, détenir les titres — sous réserve de validation préalable. Côté français, la détention via une société emporte des conséquences très différentes de la détention en direct : en matière d'IFI (les parts demeurent taxables à hauteur des immeubles sous-jacents), de revenus, de plus-value et de transmission. Le choix du mode de détention se fait avant l'achat, jamais après : un changement ultérieur s'analyse en une nouvelle mutation. Voir la page structuration de la détention.
La convention franco-émirienne du 19 juillet 1989 comporte un volet successoral : les immeubles sont imposables dans l'État de leur situation (art. 17 §1), et les Émirats n'appliquent pas de droits de succession. À l'inverse, les parts d'une société détenant l'immeuble constituent en principe des biens meubles, relevant d'un traitement différent (art. 17 §3) : le mode de détention choisi à l'achat détermine donc aussi la transmission. La dévolution civile du bien à Dubaï (droit local, testament) s'anticipe séparément. Ces règles se combinant avec la situation du défunt et des héritiers, l'analyse s'effectue au cas par cas.

Sources officielles

Références à jour au 19 juillet 2026. Toute application à une situation particulière requiert une analyse individualisée.

  • BOI-INT-CVB-ARE — convention fiscale France-Émirats arabes unis (signée le 19 juillet 1989, avenant du 6 décembre 1993).
  • impots.gouv.fr — IFI et biens immobiliers détenus à l'étranger.
  • Article 4 B du CGI — domicile fiscal.
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