Délais de conservation, conditions cumulatives, procédure de demande, dégrèvement automatique en cas de retour anticipé en France, articulation avec une cession ultérieure des titres.
Le dégrèvement de l'exit tax est l'événement par lequel la créance fiscale s'éteint définitivement, sans qu'aucun versement ne soit dû par le contribuable. Le sursis n'est qu'un mécanisme intermédiaire : le dégrèvement en constitue la sortie naturelle, à condition qu'aucun événement de déchéance ne soit intervenu entretemps.
L'article 167 bis V bis du CGI prévoit deux durées différentes selon la valeur des titres détenus à la date du transfert :
| Valeur du portefeuille au transfert | Durée de conservation | Dégrèvement |
|---|---|---|
| < 2,57 M€ | 2 ans à compter du transfert | De droit, sur demande |
| ≥ 2,57 M€ | 5 ans à compter du transfert | De droit, sur demande |
La valeur retenue est la valeur globale des titres entrant dans le champ de l'exit tax au jour du transfert, telle qu'elle figure sur la 2074-ETD.
Si le contribuable transfère sa résidence fiscale en France avant l'expiration du délai de 2 ou 5 ans, et qu'il a conservé les titres, l'exit tax est automatiquement dégrevée, sans condition de durée minimale. Cette règle, prévue par le 8 du IV bis de l'article 167 bis CGI, s'explique par le fait que le retour fait disparaître le fait générateur du transfert.
La procédure dans cette hypothèse consiste à notifier à l'administration le retour en France, à mettre fin à la mission du représentant fiscal et à demander la levée des garanties.
Le décès du contribuable expatrié entraîne, en principe, le dégrèvement de l'exit tax dans la limite de la fraction des titres effectivement transmise par succession. Les héritiers doivent justifier de la réception des titres et du règlement des droits de succession dans l'État de résidence du défunt et, le cas échéant, en France pour les actifs imposables au regard de la convention bilatérale.
Une cession effective des titres après le dégrèvement relève du régime de droit commun des plus-values mobilières dans l'État de résidence du contribuable au jour de la cession. Pour un résident émirien, l'absence d'IR personnel aux EAU rend la plus-value non imposable à Dubaï. La France ne peut, en principe, pas imposer cette plus-value, sous réserve des situations particulières (titres représentatifs d'immeubles français, par exemple).
Le dégrèvement transforme l'exit tax d'une charge fiscale potentielle en une simple contrainte de conservation pendant 2 ou 5 ans. Pour un dirigeant cédant qui n'a pas l'intention de vendre rapidement, cette contrainte n'est pas pénalisante. Pour un dirigeant qui anticipe une cession prochaine (sortie d'investisseur, IPO, opération M&A), il peut être préférable de réaliser la cession avant le départ et de purger la plus-value sous le régime français, plutôt que de placer l'opération sous sursis.
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